Le plan d'intervention d'urgence (PIU) en cas d’accident nucléaire, présenté le 21 octobre 2014, prévoit une distribution préventive de comprimés d’iodure de potassium à tous les résidents du pays. Cette distribution préventive est la première mesure retenue par le nouveau plan d'urgence. Il s'agit d'une simple mesure de précaution et ne signifie donc absolument pas qu'un incident/qu'un accident a eu lieu dans la centrale de Cattenom ou qu'un incident / qu'un accident risque de se produire prochainement. La campagne de distribution préventive a débuté le 22 octobre 2014 par l’envoi d’un courrier personnalisé à chaque résident contenant des informations relatives à cette distribution et lui permettant de retirer une boîte de comprimés soit auprès de sa commune de résidence soit à la pharmacie de son choix. L’envoi du courrier officiel devrait être clôturé pour la mi-novembre 2014. Aussi, il est normal que certains résidents n’aient pas encore été destinataires du courrier officiel, même s’il s’agit de membres d’une même famille. Tout résident ayant reçu un courrier dont il n’est pas le destinataire est prié de le remettre à son facteur ou de le déposer dans la boîte aux lettres « envois mal dirigés » présente dans les bureaux de poste. La Poste s’occupera dès lors de la transmission de ces courriers. Pour de plus amples informations, veuillez téléphoner au 2478 - 5674. |
Le plan d'intervention d'urgence en cas d’accident nucléaire prévoit une distribution préventive de comprimés d’iodure de potassium à tous les résidents du pays. Une première campagne de distribution préventive aura lieu en octobre/novembre 2014. Ainsi, chaque résident recevra un courrier personnalisé contenant des informations relatives à cette distribution et lui permettant de retirer une boîte de comprimés soit auprès de sa commune de résidence soit à la pharmacie de son choix. Lors du retrait des comprimés, chaque résident recevra également la nouvelle brochure d’information « Que faire en cas d’alerte nucléaire ? ». |
Les trois pays voisins du Grand-Duché de Luxembourg sont dotés d'installations nucléaires situées dans un rayon d'environ 100 kilomètres et produisant plus de 10.000 mégawatts électriques (MWe). Centrale nucléaire de Cattenom La centrale nucléaire la plus proche, Cattenom, se trouve en France à 9 km au sud de la frontière et à 25 km de Luxembourg-Ville. Cette centrale nucléaire de production électrique (CNPE), dispose de quatre réacteurs à eau pressurisée (REP, ou pressurized water reactor, PWR, en anglais) d’une puissance individuelle de 1.300 MWe. Centrale nucléaire de Chooz Une deuxième centrale nucléaire sur le territoire français se trouve à Chooz à 70 km à l’ouest de la frontière. Elle se répartit en deux centrales (Chooz A, projet franco-belge et Chooz B, projet français) et comporte trois réacteurs nucléaires de 1.450 MWe. Centrale nucléaire de Tihange En Belgique, la centrale nucléaire de Tihange se situe à 65 km au nord-ouest du Grand-Duché de Luxembourg. Les 3 réacteurs d’une puissance globale de 3.016 MWe produisent près de 30% de la production électrique belge. Centrales nucléaires de Philippsburg et de Biblis En Allemagne, deux centrales sont situées à environ 150 km à l’est du pays : celle de Biblis, à l’arrêt depuis mars 2011, et celle de Philippsburg dont le réacteur numéro 1 a été arrêté en mars 2011 et l’arrêt du réacteur numéro 2 est prévu pour 2017. |
Le ministère de la Famille, de l’Intégration et à la Grande Région tient à informer que la brochure « Que faire en cas d’accident nucléaire ? » vient d’être traduite en braille et en version audio. La brochure a été actualisée dans le cadre de la mise en œuvre du nouveau « Plan d’intervention d’urgence (PIU) en cas d’urgence nucléaire », adopté par le Conseil de gouvernement en date du 15 octobre 2014 et présenté le 21 octobre 2014. Elle a été remise aux résidents lors de la distribution préventive de comprimés d’iodure de potassium et peut être téléchargée sur www.infocrise.lu en plusieurs langues (allemand, anglais, français, luxembourgeois et portugais). La brochure a été réalisée par le Service information et presse du gouvernement (SIP), en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, la Division de la radioprotection de la Direction de la Santé, l’Administration des services de secours et le Haut-commissariat à la protection nationale (HCPN). La traduction en braille et en version audio a été réalisée par le Service de transcription de l’Institut pour Déficients visuels (IDV). Elle a pour but de rendre accessible l’information aux personnes aveugles et malvoyantes. En effet, l’accessibilité des personnes handicapées à l’information compte parmi les priorités du gouvernement luxembourgeois. A cet effet, le gouvernement fait notamment traduire des communications importantes en langue des signes, en « langage facile », en braille et en version audio. De plus en plus de sites Internet gouvernementaux sont en outre rendus accessibles (respect des critères WAI http://www.w3.org/WAI/wai-fr-intro.htm). Le but est de mettre à disposition des personnes en situation de handicap des informations dans des formats accessibles en vue de leur permettre de s’informer de façon autonome, sans devoir recourir systématiquement à l’aide de tierces personnes. La version braille de la brochure « Que faire en cas d’accident nucléaire ? » a été diffusée par l’IDV parmi les personnes malvoyantes, mais des exemplaires supplémentaires sont disponibles sur demande (tél. 247 8 3655). La version audio est disponible sur la page d’accueil du site www.infocrise.lu Une version « langage facile » et une version en langue des signes allemande suivront sous peu. |
Cette partie reprend des informations générales sur la radioactivité naturelle et artificielle ; renseigne sur les trois unités de mesure de la radioactivité; explique la distinction entre irradiation et contamination ; recense les sites nucléaires à proximité du Grand-Duché de Luxembourg ; et présente le dispositif national de surveillance et de mesure de la radioactivité ambiante naturelle et artificielle. |
Par opposition à la radioactivité naturelle, la radioactivité artificielle est créée par l’activité humaine. Seul un tiers de l’exposition à la radioactivité est de source artificielle. Parmi les sources d’exposition artificielle, les deux principales sont : le rayonnement cosmique a ; le rayonnement terrestre et des bâtiments (matériaux de construction) b ; le rayonnement du corps humain c; le gaz terrestre radon d ; les applications médicales e : certains radionucléides peuvent être utilisés pour les examens (p.ex. : radiographies) et traitements médicaux (p.ex. : radiothérapie) ; les produits industriels f : les radionucléides produits dans les installations nucléaires et les industries minières. Par opposition à la radioactivité naturelle, la radioactivité artificielle est créée par l’activité humaine. Parmi les sources d'exposition artificielles, les applications médicales constituent de loin les sources les plus importantes avec à peu près 30% du total des expositions humaines à la radioactivité. |
Les quantités de substances radioactives et les doses de rayonnements inonisants sont mesurées au moyen de trois unités différentes : le Becquerel (Bq) exprime l’activité, à savoir le nombre de transformations au sein de la substance radioactive par seconde. le Gray (Gy) exprime la dose physiquement absorbée, à savoir la quantité de rayonnements ionisants absorbée par les tissus du corps humain ou par un objet. Le Gray est une unité utilisée typiquement en médecine nucléaire. le Sievert (Sv) exprime la dose efficace, à savoir l’effet biologique du rayonnement ionisant (α, β, γ,...) impliqué. |
Une irradiation désigne l’exposition d’un corps, d’une substance ou d’un organisme à des rayonnements ionisants. Elle se produit lorsque les substances radioactives qui se trouvent à l’extérieur de l’organisme irradient à distance sans contact direct et physique entre le corps et la substance radioactive. Dès que la personne se déplace en dehors du champ de rayonnement, l’exposition s’arrête. Ainsi, il est donc possible de se protéger contre une source de rayonnement en limitant le temps de la durée d’exposition, en contrôlant la distance à la source et en utilisant des écrans de protection (comme par exemple les murs des habitations dans le cadre la mise à l’abri). La personne irradiée ne devient pas radioactive elle-même. La principale source d’irradiation est naturelle (principalement en provenance du radon) et s’exprime dans des unités spécifiques (Becquerel, Sievert, Gray). |
Il existe deux types de contamination. Contamination externe La contamination externe a lieu lorsque la source de rayonnement est en contact direct avec la personne par dépôt sur la peau. Elle se fait : par les aérosols et gaz radioactifs contenus dans l'air au moment du passage du nuage radioactif ; par les aérosols radioactifs déposés sur le sol (fallout); Elle peut être éliminée grâce à une douche. Contamination interne La contamination interne résulte d’une incorporation des substances radioactives. Le radionucléide pénètre à l’intérieur de l’organisme, le plus souvent par ingestion ou par inhalation, mais également par une blessure cutanée ou par voie veineuse (par exemple lors d’une scintigraphie). Ces substances se fixent sur les tissus ou organes et continuent d’irradier ces derniers. La contamination interne décroit en fonction de la période radioactive du radionucléide incorporé et d’une élimination biologique (par exemple : avec l’urine). Dans certains cas, un traitement médical peut accélérer l’élimination des substances radioactives. |
Le Grand-Duché de Luxembourg n’a pas d’installation nucléaire sur son territoire. Vu la proximité de la centrale de Cattenom, le gouvernement luxembourgeois attache toutefois une importance particulière à la protection de la population en cas d’accident grave à la centrale nucléaire de Cattenom. Le 15 octobre 2014, le gouvernement luxembourgeois a adopté en conseil un nouveau plan d’intervention d’urgence en cas d’accident nucléaire (PIU Cattenom) remplaçant ainsi le plan précédent (Plan particulier d’intervention en cas d’accident nucléaire, PPI). L’objectif du plan est d’établir les procédures d’alerte et les mesures de prévention, de protection et de secours de la population en cas de situation d’urgence radiologique quelconque et en particulier en cas d’accident à la centrale électronucléaire de Cattenom ou à toute autre installation du cycle du combustible nucléaire. Le plan d’intervention d’urgence fixe : le déroulement de la diffusion d’alerte des autorités, des équipes d’intervention et de la population ; les différentes mesures de prévention et de protection à envisager ou à mettre en œuvre en cas d’urgence radiologique ; les niveaux d’intervention pour la mise en œuvre des différentes mesures de prévention et de protection. Le PIU met à disposition des responsables en charge de son exécution des outils essentiels pour réagir avec la flexibilité nécessaire dans le but prioritaire de protéger au mieux les populations concernées. Le plan couvre la situation pendant et immédiatement après un éventuel accident. |
En vue de pouvoir assurer une bonne gestion d’une urgence nucléaire et de protéger aux mieux les populations concernées, le plan d’intervention d’urgence en cas d’accident nucléaire définit des zones et des périmètres d’action sur le territoire luxembourgeois. |
Le pays est divisé en une zone de planification primaire et en une zone de planification secondaire. Zone de planification primaire La zone de planification primaire est délimitée à partir de la centrale nucléaire de Cattenom : par un rayon de 15 km en cas d’évacuation; par un rayon de 25 km en cas de prise de comprimés d’iodure de potassium et d’une mise à l’abri de la population. La zone de planification primaire est divisée en trois secteurs d’alarme : Secteur Est; Secteur Centre; Secteur Ouest. Cette division permet de déclencher les sirènes d’alarme séparément en fonction de la direction des vents et de l’urgence des mesures de protection qui s’imposent. Le but de cette division du territoire est de limiter l’alarme aux zones réellement menacées. Dans le cas d’une évacuation au sein de la zone primaire, l’accès à l’ensemble de la population y est interdit. Zone de planification secondaire La zone de planification secondaire s’étend au-delà de la zone de planification primaire et couvre l’ensemble du territoire du pays. C’est dans les principales villes de la zone de planification secondaire que se trouvent les centres d’accueil prévus en cas d’évacuation. Une mise à l’abri ainsi qu’une prise de comprimés d’iodure de potassium peuvent toutefois être décidées pour la zone secondaire. |
Une pandémie désigne la propagation d’une maladie humaine d’ampleur mondiale hors du commun qui affecte rapidement toutes les parties du monde et touche plus de 25% de la population globale. Le XXe siècle a connu trois grandes pandémies: la pandémie de 1918/19, surnommée "grippe espagnole", a fait plus de 40 millions de morts en moins d’un an ; la pandémie de 1957, surnommée "grippe asiatique", a fait plus de deux millions de personnes ; la pandémie de 1968 ou "grippe de Hong Kong" a fait un million de morts, la maladie s’étant propagée plus lentement que lors des pandémies antérieures. Une pandémie survient lorsqu’apparaît un virus nouveau contre lequel le système immunitaire humain est sans défense. |
La grippe aviaire, provoquée par des souches A du virus grippal, désigne une maladie infectieuse qui affecte les oiseaux tant sauvages que domestiques. Cette infection, transmissible entre les volatiles, peut être à la fois bénigne et mortelle tout en provoquant de graves épidémies. En principe, la grippe aviaire ne touche pas l’homme. Exceptionnellement, il se peut cependant que des souches hautement pathogènes provoquent une maladie respiratoire grave chez l’être humain. La transmission du virus de la grippe aviaire se fait alors essentiellement par voie aérienne; par contact direct avec les sécrétions respiratoires et les excréments d’animaux malades; par l’exposition à des matières contaminées (nourriture, eau, matériel et vêtements). |
Le plan d’intervention d’urgence en cas d’accident nucléaire (PIU) définit quatre mesures principales de protection qui peuvent être ordonnées, en fonction de la gravité de la situation, par la Cellule de crise. Pour chaque mesure, les acteurs concernés, leur rôle respectif ainsi que les actions à mettre en œuvre sont détaillés. Les quatre principales mesures de protection prévues dans le plan sont mise à l’abri de la population ; prise de comprimés d’iodure de potassium ; évacuation de la population ; contrôle, protection et utilisation des denrées alimentaires, des produits agricoles et du bétail. Des plans spécifiques sont en outre prévus pour : les établissements hospitaliers ; les établissements pour personnes handicapées et personnes âgées ; les établissements scolaires ; la gestion des transports ; la gestion de l’eau. L’application d’une mesure de protection dépend du niveau de référence radiologique qui permet de mesurer l’impact biologique des rayons ionisants. |
Cette rubrique reprend les quatre principales mesures de prévention et de protection en cas d’urgence à décider et à mettre en œuvre par les autorités; les comportements à adopter par la population. |
En cas d’urgence nucléaire, les préoccupations des autorités se concentrent évidemment et prioritairement sur la protection de la population contre toute exposition, voire contre une contamination due à des rejets radioactifs. Pour le gouvernement, il importe ainsi de familiariser la population avec les gestes de protection contre les dangers de la radiation et de savoir comment se comporter pendant une éventuelle urgence nucléaire. La gestion d’une crise nucléaire implique toute la population. Une bonne connaissance des gestes et comportements à adopter ainsi que des mesures de protection prises par les autorités facilitent la gestion d’une telle crise. La règle d’or en radioprotection Les effets d’une radiation diminuent avec : la DISTANCE : en s'éloignant de la source de rayonnement ; la MISE A L’ABRI : en se protégeant avec un écran protecteur contre les rayonnements ; la DUREE : en réduisant, le cas échéant, le temps d’exposition aux rayonnements. |
Ce plan vise à organiser la mise en œuvre rapide de toutes les mesures nécessaires en vue d’enrayer la propagation du virus de la grippe aviaire dès la découverte d’un ou de plusieurs cas de grippe aviaire animale sur le territoire luxembourgeois ou en région frontalière dans un des pays voisins. Il règle les responsabilités des ministères, administrations et services appelés à agir sur le terrain et met en évidence les détails d’exécution de l’intervention. Les mesures contenues dans le plan visent à éradiquer le virus par l'abattage sanitaire de la volaille ou d'autres oiseaux captifs ainsi que par le nettoyage et la désinfection des infrastructures contaminées. Cette procédure vaut aussi bien pour : la découverte d’un foyer dans un établissement d’élevage de volaille ; dans une basse-cour d’un propriétaire privé ; la découverte d’un cas isolé en agglomération ; dans la nature ; dans un poste d’inspection frontalier avec des pays tiers ; dans un moyen de transport. En fonction de la situation, une mise en alerte est prononcée par le Haut-commissaire à la protection nationale qui décide : de la convocation de la cellule de crise ; de la convocation de la cellule opérationnelle ; de l’exécution du plan d’intervention. |
En cas de rejet radioactif, la mise à l’abri est une mesure qui consiste à regagner temporairement la maison ou le bâtiment le plus proche. Il y a lieu de fermer les portes, fenêtres et volets ainsi que d’arrêter si possible le chauffage, les ventilations, la climatisation et les régulateurs d’air. Le cas échéant, il faut aussi fermer le système de collecte d’eau de pluie. Ces gestes permettent de minimiser l’entrée des rejets radioactifs dans le bâtiment. La mise à l’abri, en tant que mesure de protection d’urgence, est très efficace pendant la phase de rejets radioactifs. À l’intérieur d’un bâtiment solide fermé, l’organisme humain bénéficie, grâce aux murs et aux toitures, d’un effet d’écran contre les rayonnements provenant de l’extérieur. Selon le type de bâtiment, la dose d’irradiation reçue à l’intérieur est nettement inférieure à celle reçue à l’extérieur. Il est conseillé de séjourner dans les pièces inférieures (rez-de-chaussée, cave) du bâtiment. Les pièces sans fenêtres ou avec de très petites fenêtres sont à privilégier. La mise à l’abri de la population dans les régions potentiellement affectées par les rejets radioactifs est décidée par les autorités, si l’exposition des personnes est susceptible de dépasser le niveau de référence de 10 milli Sievert (dose efficace). La mise à l’abri est limitée dans le temps et il est généralement admis que sa durée ne devrait pas dépasser deux jours soit 48 heures. Le début et la fin de la mise à l’abri, de même que les zones concernées, sont communiqués à la population via ce site et les médias. Les vêtements ... ... ne constituent pas une protection efficace contre l’irradiation. Les voitures, bus ou camions ... ... n’offrent pas non plus une protection suffisante. |
Suite à un accident dans une centrale nucléaire et en cas de rejets radioactifs, il importe pour les personnes se trouvant en dehors des zones évacuées ou mises à l’abri, d’adopter, par principe de précaution, un certain nombre de gestes de protection individuelle. Ces gestes simples peuvent réduire à un maximum le risque d’incorporation de substances radioactives et prévenir ainsi une contamination radiologique des personnes ou des lieux de résidence. Eventuel passage d'un nuage radioactif Dans une situation de rejets radioactifs et donc d’un éventuel passage d’un nuage radioactif, il est dès lors recommandé à la population : de limiter autant que possible tout séjour à l’extérieur, surtout par temps de pluie afin d’éviter une contamination par les retombées ; d’utiliser des vêtements de pluie et des bottes en caoutchouc (plus faciles à décontaminer) pour empêcher la contamination des vêtements se trouvant directement sur le corps ; d’ôter les chaussures et les vêtements portés à l’extérieur avant d’entrer dans un lieu de résidence ; de stocker les vêtements portés à l’extérieur afin d’éviter une propagation de la contamination ; de nettoyer immédiatement toutes les parties exposées de la peau, et plus particulièrement les cheveux, en prenant une douche ; de ne pas consommer les produits issus des potagers et jardins privés ; d’éviter dans la mesure du possible que les animaux de compagnie jouent dans les jardins et autres espaces ouverts ; de laver les animaux de compagnie avant de les rentrer dans les maisons. Lors du passage d’un nuage radioactif, il est aussi conseillé que les personnes séjournant malgré tout à l’extérieur d’un bâtiment ou d’une structure solide veillent plus particulièrement à la protection de leurs voies respiratoires. Cette protection peut être assurée par l’utilisation de mouchoirs, de papier absorbant doux, de vêtements ou autres articles pouvant être utilisés pour couvrir la bouche et les narines. Cette méthode simple permet de réduire efficacement la dose d’inhalation pendant le passage du nuage radioactif. Cette mesure de protection exige une vigilance particulière envers les nourrissons et les enfants en bas âge à cause du danger d’étouffement. Les vêtements ne protègent pas contre l’irradiation, mais uniquement contre les particules radioactives déposées. Afin que cette protection soit la plus efficace possible, les vêtements sont à changer après tout séjour à l’air libre ou tout passage sous une pluie radioactive. |
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